Suivi intégré et sources à Port-Saint-Louis-du-Rhône
Dans le cadre du projet HAPSIS, l'Institut Écocitoyen a réalisé un travail de recherche et d'analyse afin d'identifier les zones les plus exposées aux HAPs et les conditions favorisant cette exposition.
Le projet HAPSIS constitue la suite logique des premiers travaux effectués par les chercheurs de l'Institut Ecocitoyen, qui avaient mis en évidence une exposition aux HAPs au sein de la ville de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Ces travaux ont révélé une contamination diffuse des sols de certaines zones maraîchères aux HAPs, issue d'apports atmosphériques.
Les HAPs sont des produits résultant de la combustion incomplète de matériaux, ils sont donc issus de sources diverses, les principales étant les activités de transformation de l’énergie et la combustion incomplète des combustibles fossiles ou de biomasse (lien lexique toxicologique).
Le projet HAPSIS a été réalisé avec l’appui de partenaires de recherches de l'Institut : le Laboratoire Chimie Environnement d’Aix-Marseille Université et AtmoSud. Il a également bénéficié du soutien de la ville de Port-Saint-Louis-du-Rhône, de la Métropole Aix-Marseille-Provence et de la DREAL PACA dans le cadre de l'Appel à Projet « santé environnement » du PRSE3.
Contamination des sols aux HAP
Bioimprégnation lichénique et HAP dans les PM10
Identification des sources locales et régionales
Tous les sols de la ville contiennent des HAPs, mais les concentrations sont très variables :
402 µg/kg (site 2)
31 000 µg/kg (site 1)
Référence : Les concentrations habituelles dans les sols français (INERIS) varient entre 100 et 1 000 µg/kg
Les sites suivants présentent des concentrations largement supérieures aux valeurs habituelles :
Origine : L'historique industriel est considéré comme la principale origine des niveaux élevés trouvés dans ces sols.
La signature des congénères HAPs présente une majorité de HAPs lourds, témoignant d'une contamination historique. En effet, les processus de vieillissement des sols réduisent la proportion de HAPs légers, ce qui modifie la répartition globale des HAPs.
Les résultats attestent d'une exposition continue de la ville aux HAPs atmosphériques en raison de la bioaccumulation des HAPs par les lichens au cours des deux périodes étudiées.
Concentrations entre :
173 µg/kg (site 2) et 1 363 µg/kg (site 1)
Concentrations entre :
222 µg/kg (site 2) et 2 459 µg/kg (site 1)
Différence saisonnière : Les niveaux sont plus élevés en hiver. Les sites 1, 3, 4 et 5 présentent une exposition atmosphérique élevée au regard des niveaux relevés sur l'ensemble du territoire métropolitain.
L'analyse des données collectées au sein de la station Atmosud, combinées aux mesures de HAPs dans les PM10, a permis d'évaluer l'exposition de Port-Saint-Louis-du-Rhône aux HAPs atmosphériques au cours du temps.
Teneurs en HAPs dans les PM10
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Projet : HAPSIS
Ville : Port-Saint-Louis-du-Rhône
Saisons : Été et hiver
Polluant : HAP
Détermination des teneurs naturelles
Respiration des sols
Transfert des pollutions vers les plantes
Transfert des pollutions vers les plantes
Caractérisation et diagnostic de la pollution d'un sol de friche industrielle
HAP - Suivi intégré et sources
Vulnérabilité des territoires